
Quel dommage que notre maison de la rue Mozayyen-Od-Dowleh soit devenue une ruine
🍁La maison de Mozayyen-od-Dowleh
خانهٔ مُزینالدوله
آشیانِ سوزان و آرزو در تهران، خیابان مُزینالدوله؛
خانهای که در آن، سوزان و آرزو نخستین قدمهایشان را برداشتند، زمین خوردن را آموختند و رؤیاهای کودکانهشان را بافتند…
پس از رفتن خانمخانما، این خانه به مدت شش ماه توسط «غریبههای آشنا» اشغال شد؛ افرادی بیخانمان که خانهٔ مسکونی خود را که از سوی خانمخانما به آنان هدیه شده بود، از دست داده بودند. آنان پول حاصل از فروش خانهٔ خود را صرف عیش و نوش، کافهها، کابارهها و سفرهای خارجی مجلل کردند۰ خانمخانما از سالها پیش بهخوبی میدانست که «عیش و نوش» برای این غریبههای آشنا همیشه در اولویت بوده و درست به همین دلیل، با انتقال سند مالکیت این خانهٔ نامجو که هدیهای برایشان بود، بهشدت مخالفت میکرد. اما پس از سالها فشار، اصرار و مزاحمتهای شبانه، سرانجام تسلیم شد۰
در طول آن شش ماه، اشیای قدیمی و ارزشمند آشیانِ پرخاطرهٔ سوزان و آرزو، همراه با تمام وسایل شخصیشان ــ از جمله فرشها و قالیچههای قدیمی، تلویزیون، میز توالت، گیتار و زیورآلات سنگین نقره ــ به تاراج رفت. در همان زمان، سوزان و آرزو، دو دختر جوان، تنها و غمگین در پاریس، از همهٔ این غارتگریها بیاطلاع بودند۰
طبیعتاً در طی چهل سال گذشته، تغییرات بسیاری در آن خیابان رخ داده است؛ اکثر خانهها بارها خریدوفروش شده و با زیبایی بازسازی شدهاند۰
اما آشیانِ پرخاطرهٔ سوزان و آرزو تنها ملکی است که پس از فروش آن توسط پنج فرزند ارشد خانمخانما، نهتنها هرگز دوباره فروخته نشد، بلکه به شکلی عجیب و گویی طلسمشده، سالها و سالها به صورت ویرانهای غیرمسکونی باقی ماند۰
Le nid de Soozan et Arézou à Téhéran, dans la rue Mozayyen-od-Dowleh ;
C’est dans cette maison que Soozan et Arézou ont fait leurs premiers pas, appris à tomber et à tisser leurs rêves d’enfance…
Après le départ de Khanoom Khanoomâ, la maison fut occupée pendant six mois par des « étrangers familiers » : des personnes sans domicile fixe qui avaient perdu leur propre maison, offerte auparavant par Khanoom Khanoomâ. Ils dépensèrent l’argent issu de la vente de leur maison dans le plaisir, les cafés, les cabarets et des voyages somptueux à l’étranger. Khanoom Khanoomâ savait depuis des années que le « plaisir et le faste » avaient toujours été une priorité pour ces étrangers familiers, et c’est précisément pour cette raison qu’elle s’opposait fermement au transfert du titre de propriété de cette maison mémorable, qui leur avait été offerte. Cependant, après de longues années de pression, d’insistance et de harcèlement nocturne, elle finit par céder.
Pendant ces six mois, les objets anciens et précieux du nid chargé de souvenirs de Soozan et Arézou, ainsi que tous leurs effets personnels, y compris tapis et carpettes anciennes, télévision, coiffeuse, guitare et lourds bijoux en argent — furent pillés. À ce moment-là, Soozan et Arézou, deux jeunes filles, étaient seules et attristées à Paris, ignorantes de tout ce pillage.
Naturellement, au cours des quarante années suivantes, de nombreux changements ont eu lieu dans cette rue ; la plupart des maisons ont été achetées et vendues à plusieurs reprises et magnifiquement rénovées.
Cependant, le nid mémorable de Soozan et Arézou est la seule propriété qui, après sa vente par les cinq enfants aînés de Khanoom Khanoomâ, non seulement n’a jamais été revendue, mais est restée, de manière étrange et presque « maudite », en ruine et inhabitée pendant de nombreuses années.
🍁Les vitraux de notre maison
شیشههای رنگیِ خانهٔ ما

Notre nid, Mozayyen-od-Dowleh
آشيانى كه با تابش نور طلايى خورشيد به شيشه هاى رنگى پنجره هاى نيم دايره ايش، زيبا ترين بناى آن خيابان، يا به عبارتى ديگر عروس خانه هاى آن محل بود. نماى اين خانه سر تا سر با سنگ مرمر سفيد پوشيده شده بود و طبقهٔ بالاى آن دو بالكن زيبا با نرده كارى هاى ظريف داشت . اين آشيان در سال ۱۳۳۶، قبل از متولّد شدن ٢ فرزند آخر خانم خانما سوزان و آرزو توسط او خريدارى شد۰
فروشِ این آشیانه، بلافاصله پس از درگذشتِ خانمخانما، بدون هیچگونه ملاحظه یا احساسِ عذابِ وجدان، بزرگترین ظلم و خطا در حقِ سوزان و آرزو، آخرین فرزندانِ خانمخانما بود۰
تفسیرهایی که چه کسی در ایران شاهد بود و چه کسی نبود، چه کسی چه گفت و چه کسی چه نگفت، و چه کسی عیب را از گردن یکی به گردن دیگری انداخت، هیچ تأثیری بر آیندهی این عزیزان و یادگار خانم خانما نداشت۰
و اما… واقعیت این است که هیچوقت و هیچوقت برای جبران کار بد دیر نیست / فقط اگر همگی دست به دست هم دهند۰۰۰
Le nid, avec les reflets dorés du soleil traversant les vitraux de ses fenêtres en demi-cercle, était la plus belle demeure de cette rue / ou, en d’autres termes, la reine des maisons du quartier. La façade de cette maison était entièrement recouverte de marbre blanc, et à l’étage supérieur se trouvaient deux jolis balcons ornés de fines ferronneries. Ce nid fut acheté en 1957, avant la naissance des deux dernières enfants de Khanoom Khanoomâ / Soozan et Arézou .
La vente de ce nid, immédiatement après le décès de Khanoom Khanoomâ, sans aucune considération ni le moindre remords, fut la plus grande injustice et la plus grave erreur commise à l’égard de Soozan et d’Arézou, les dernières enfants de Khanoom Khanoomâ.
Les interprétations sur qui était témoin en Iran et qui ne l’était pas, sur qui a dit quoi et qui n’a rien dit, et sur qui a rejeté la faute d’une personne sur une autre, n’ont eu aucun effet sur l’avenir de ces chères et sur l’héritage de Khanoom Khanoomâ.
Et pourtant…la vérité est que jamais, absolument jamais, il n’est trop tard pour réparer un tort / à condition que tous unissent leurs forces…
🍁Le message de l’âme de Khanoom Khanoomâ
پيام روحِ خانم خانما

Le message
پيامِ روحِ
خانمخانما به فرزندانِ اولش كه هنوز اين ظلم و كارِ ناپسند را به ديگرى نسبت مىدهند، مسلّماً چنين است :
يا حق، نگوييد بدو ظلم به مظلوم نکنيد؛ جامه خودسيه و دلقِ
خودارزق نكنيد؛ عيب درويش و توانگر كم و بيش بد است؛ كار بد مصلحت آن است كه مطلق نكنيد۰
که معنی ساده ترش ميشه :
بد نگویید و به مظلوم ستم نکنید؛
لباس خود را سیاه و خرقهتان را آبی که نماد ریا و زهدنمایی نکنید؛
عیبجویی از فقیر و ثروتمند، کم یا زیاد، کاری ناپسند است؛
کار بد را به هیچ بهانهای توجیه و «مطلقاً» درست جلوه ندهید۰
روح خانمخانما شاد، که این دو فرزند همیشه در این آشیانه احساس امنیتی خاص داشتند؛ خانهای که برایشان نه فقط آشيا نه ، بلکه قصری واقعی بود.
Le message de l’âme de Khanoom Khanoomâ à ses aînés, qui continuent encore d’attribuer cette injustice et cet acte répréhensible à autrui, est assurément le suivant :
Ô Vérité, ne dites pas de mal et ne faites pas subir l’injustice à l’opprimé ; ne noircissez pas vos vêtements et ne revêtez pas la bure bleutée, symboles de l’hypocrisie et d’une piété de façade ; chercher les défauts du pauvre comme du riche, peu ou prou, est un acte blâmable ; une mauvaise action ne doit jamais être justifiée ni érigée en nécessité.
Autrement dit, en termes plus simples :
Ne dites pas de mal et n’opprimez pas l’innocent ; ne vous drapez pas d’apparences mensongères et de fausse vertu ; le dénigrement du pauvre comme du riche est condamnable ; aucune excuse ne peut rendre une mauvaise action légitime.
Que l’âme de Khanoom Khanoomâ repose en paix, car ses deux enfants ont toujours ressenti, en ce foyer, une sécurité toute particulière :
une maison qui, pour eux, n’était pas seulement un abri, mais un véritable palais.
🍁Le commerçant du quartier
بغالی محله

Épicerie de l’avenue Mozayyen-od-Dowleh
« Khalil Agha »
همانطور که در عکس بالا مشاهده میفرمایید، بغالی معروف این خیابان، «مزیّنالدوله»، متعلق به «خلیلآقا» بود که هنوز پس از حدود چهل سال، تقریباً به همان شکل و ظاهر در این خیابان پابرجاست۰
Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus, l’épicerie célèbre de cette avenue, « Mozayyen-of-Dowleh », appartenait à Khalil Agha et, près de quarante ans plus tard, elle existe encore, presque sous la même apparence, dans cette avenue.
🍁Notre voisin
همسايه ما

Jahan, notre voisin de mur à mur
جهاندار کتابچی همسایهٔ دیواربهدیوار ما در خیابان مزینالدوله بود. من و آرزو از کودکی با جهان همبازی بودیم. با هم در همین خیابان توپبازی میکردیم، در اتاق آرزو که در طبقهٔ آخر خانهمان قرار داشت موسیقی گوش میدادیم و همزمان بازیهایی مثل ایروپولی، منچ و غیره انجام میدادیم.
تا اینکه جهان دو سال پیش از انقلاب برای ادامهٔ تحصیل به آمریکا رفت. در آن دو سال فقط یکبار به ایران آمد و همان موقع در حیاط خانهٔ مزینالدوله دوباره همدیگر را دیدیم؛ دیداری پر از گفتوگو و خاطره.
ما هم کمکم عازم فرانسه شدیم و تا چند سال بعد از آن، با جهان از طریق نامهنگاری در ارتباط بودیم۰
Jahandar Ketabchi était notre voisin mitoyen dans l’avenue Mozayyen-Od-Dowleh. Arezou et moi étions ses compagnons de jeu depuis l’enfance. Ensemble, nous jouions au ballon dans cette même avenue, écoutions de la musique dans la chambre d’Arézou, située au dernier étage de notre maison, et, en même temps, jouions à des jeux comme l’Iropoly, le jeu de Ménch, et etc.
Jusqu’au jour où, deux ans avant la Révolution, Jahan est parti aux États-Unis pour poursuivre ses études. Durant ces deux années, il n’est revenu en Iran qu’une seule fois, et c’est à ce moment-là que nous nous sommes revus dans la cour de la maison de Mozayyen-Od-Dowleh : une rencontre pleine de conversations et de souvenirs.
De notre côté, nous sommes peu à peu partis pour la France et, pendant encore quelques années, nous sommes restés en contact avec Jahan par correspondance.
🍁Mozayyen-Od-Dowleh
مزين الدوله

Téhéran – avenue Mozayyen-Od-Dowleh
در این خیابان قدیمیِ مزینالدوله، هر سنگفرش، صدای قدمهای کودکیِ سوزان و آرزو را به یاد دارد.
بوی نانِ تازه از نانواییِ سرِ کوچه، هنوز در خاطر مانده است،
درختهای چنار، شاهد خندهها و رؤیاهای سادهای بودند که در غروبها گم میشدند.
خیابانی که سوزان و آرزو در آن بزرگ شده اند، فقط یک مسیر نبود…
خانهی خاطراتشان بود،
صدای بازیهای عصرگاهی، دوچرخهسواریها و عطر یاسِ بچههای همسایه آقای کتابچی : شیرین، شعله و جهاندار هنوز در هوا جاری است.
صدای «خانمخانما» میآمد که از پنجره سوزان و آرزو را صدا میزد و میگفت:
«بچهها، دیگر بازی بس است!»
و بعد از آنها پرسید که برای شام چه ساندویچی دوست دارند تا سفارش بدهد.
Dans cette vieille avenue de Mozayyen-Od-Dowleh, chaque pavé se souvient des pas d’enfance de Soozan et Arézou.
L’odeur du pain chaud, provenant de la boulangerie au coin de l’avenue, flotte encore dans la mémoire.
Les platanes furent les témoins de leurs rires et de leurs rêves simples, qui se perdaient dans les couchers de soleil.
L’avenue où Soozan et Arézou ont grandi n’était pas qu’un simple passage…
C’était la maison de leurs souvenirs.
Le son des jeux du soir, des balades à vélo et le parfum du jasmin, mêlés aux rires des enfants du voisinage , Monsieur Ketabchi : Shirin, Sholeh et Jahandar emplissent encore l’air.
On entendait la voix de Khanoom Khanoomâ qui, depuis la fenêtre, appelait Soozan et Arézou :
« Les enfants, ça suffit de jouer ! »
Puis elle leur demandait quels sandwichs elles voulaient pour le dîner, afin de les commander.
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